Anthoni, fondateur de La Truffe : Le Patagonia pour nos chiens

Annecy, des montagnes comme terrain de jeu, et un constat simple : les chiens méritent le même équipement que leurs humains. Anthoni a lancé La Truffe avec une trousse de premiers secours canine outdoor comme premier produit :  compact, durable, pensé pour le terrain avec 30 essentiels. Rencontre avec un fondateur qui croit que la place du chien dans notre société mérite qu’on se batte pour elle.

a7c02048
1. D’où t’es venue l’idée de LaTruffe, et est-ce que, derrière le nom, il y a une histoire personnelle avec un chien ?

Il n’y a pas eu de chien à l’origine, mais uniquement la passion du chien.
Après 9 ans d’armée, j’avais envie de m’engager pour quelque chose qui comptait vraiment pour moi. En me posant cette question sincèrement, une certitude est apparue : travailler pour le monde canin.

2. Une trousse de premiers secours canine outdoor, c’est un produit très précis pour un premier lancement. Pourquoi ce produit-là en premier ?

Mes parents ont vécu une situation traumatisante avec leur chien, sans rien avoir sur eux pour intervenir. En cherchant sur Internet, je n’ai rien trouvé de vraiment satisfaisant. J’ai réalisé que ce produit pouvait parler à tout le monde, et qu’il était le meilleur moyen de prouver notre exigence, parce qu’une trousse, c’est complexe à assembler et à concevoir.
Résoudre un vrai besoin, et proposer un produit qui puisse aider n’importe qui et qui soit surtout pratique à transporter partout, léger et compact. Un produit qu’on estime souvent pas nécessaire jusqu’à l’accident…

3. Sur ton site, tu parles de « transposer l’exigence des grandes marques outdoor au service du chien. » C’est quoi LaTruffe dans 5 ans ?

Nos chiens prennent de plus en plus de place dans nos vies. On tend vers un monde où les propriétaires ne veulent plus être « tolérés » ou « acceptés », mais vraiment accueillis. Et si on croit en ça, il est logique qu’on leur offre au minimum ce qu’on s’offre à nous-mêmes.
Dans 5 ans, LaTruffe, c’est un mouvement national avec des projets concrets : des refuges transformés, des milliers de chiens équipés, une accessibilité repensée en ville, avec une communauté engagée. Et beaucoup de prévention : mieux comprendre son chien, mieux vivre ensemble. Et surtout, un repère pour chaque propriétaire perdu.

4. Tu as fait le choix des séries limitées plutôt que du stock massif. Comment tu vis cette décision au quotidien ?

Difficilement, je ne vais pas mentir. Produire de la qualité en petite quantité, c’est un frein à la croissance rapide. Mais c’est ce qui nous permet aujourd’hui de garantir des produits de qualité à chaque client, de limiter l’impact environnemental, et de travailler avec des tissus recyclés. On construit une marque avec cette nouvelle génération de propriétaires de chiens, étape par étape.

5. Au-delà des produits, tu t’engages sur le terrain, notamment auprès de refuges. Comment cet engagement est né ?

C’est né d’une envie simple : donner avant de recevoir. Je crois en un monde plus juste pour nos chiens, et en tant que marque, les aider, c’est un devoir. Cet engagement me permet aussi de rencontrer des gens passionnés, qui travaillent dans l’ombre pour le monde canin, et ça, c’est une vraie richesse personnelle.

6. Qu’est-ce qu’on doit changer dans la façon dont on considère le chien en France ?

On doit apprendre à vivre avec nos chiens, que l’on soit propriétaire ou non. Et surtout, entre professionnels du monde canin, on doit s’entraider. Ce n’est que par le collectif qu’on pourra vraiment faire bouger les choses.

image 2026 03 31 c16t1126 1.31.1
Panier
Retour en haut